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Le hameau
Un des sites de ski nordique les plus réputés des Hautes-Alpes. Saint
Jean-Baptiste est le patron principal de la chapelle du hameau de La Chalp,
Sainte Marie-Madeine en est patronne secondaire.
 La
Chapelle
Jusqu'au 19ème siècle le vicaire de Crévoux y résidait et assurait le service.
Au 18ème siècle cette paroisse dénombrait 41 familles alors que le bourg
central n'en avait que 32. La porte ordinaire est surmontée d'un oeil de bœuf
et d'une inscription en latin, en partie effacée, rappelant le nom des saints
patrons ainsi que la restauration de 1821. Une robuste panelle, coiffée d'un
auvent, abrite la cloche sur la façade. L'intérieur (7m x 4,50m) est voûté en
berceau roman. Sur l'autel en bois est un tableau représentant le Christ en
croix, Sainte Marie-Madeleine et Saint Jean-Baptiste (les 2 patrons ), il
paraît être du 19ème siècle. Sur le bénitier en pierre est sculptée une tête
d'homme très fruste. On y conserve une curieuse croix faite au couteau par un
berger avec 365 pièces de bois.L'édifice est en bon état. Des réparations et
rénovations successives en 1959 et 1996, financées par la municipalité, en font
un beau sanctuaire rustique. La messe y est célébrée pour la Saint-Jean, fin
juin.
 Le
four
 Le
parcours des fées (Extrait 2009)
Le
parcours des fées (Extrait 2008)
Le
parcours des fées (Extrait 2007)
 Le
col du Parpaillon
"S'il est un col de légende c'est bien le Parpaillon ! Situé à la limite des
Alpes de Haute Provence et des Hautes Alpes, il culmine à 2637m sur une crête
séparant la vallée de la Durance et celle de l'Ubaye. Ce col a été ouvert par
les troupes du Génie Militaire comme beaucoup d'autres passages jalonnant la
Grande Traversée des Alpes entre Thonon et Nice.
La "chance" du Parpaillon, c'est de s'être trouvé en concurrence avec le col de
Vars qui permettait de relier les mêmes vallées mais à une altitude inférieure
de 500m, lorsque le goudron a fait son apparition, c'est tout naturellement le
col de Vars qui en a été gratifié ! Le col du Parpaillon est donc un des
derniers témoins de ce que pouvait être un grand col alpin avant l'ère de
l'automobile et du goudron.
Aujourd'hui encore, le Parpaillon attire tous ceux qui désirent retrouver une
montagne intacte, pure, sauvage pour s'y glisser comme un invité. Le versant
Sud offre depuis Condamine-Châtelard une dénivellation d'environ 1400m sur
18km. Seuls les 6 premiers kilomètres sont goudronnés, le reste est constitué
d'une bonne piste RI qui s'élève d'abord sous les mélèzes, puis débouche dans
un large vallon où se niche la "cabane du Grand Parpaillon" à 2031m d'altitude.
Là s'impose une ambiance de haute montagne: alpages, rochers, larges cônes
d'éboulis et absence totale d'occupation humaine. La piste s'élève grâce à de
majestueux lacets jusqu'au fameux tunnel sommital...
Un tunnel muni de portes en bois (parfois bloquées par la neige si on est
arrivé là trop tôt en saison! Un tunnel bien noir et glacé que l'on franchit
les yeux fixés sur le minuscule trou de lumière de la sortie, ce qui permet de
patauger dans quelques flaques obscures tout en poussant son vélo... Les
puristes pourront franchir le 'Vrai" col en s'engageant sur un sentier S3-4 qui
passe la crête au dessus du tunnel à l'altitude de 2780m environ. La vue y est
magnifique." M.René Poty
 Le
tunnel du Parpaillon
"C'est au pied du massif principal du Grand lombard ou Grand Parpaillon
(2990rn) qu'a été creusé de 1891à 1898 le tunnel du Parpaillon à une altitude
de 2644m.
Depuis longtemps la nécessité d'une voie de communication reliant les garnisons
d'Embrun et de Barcelonnette avait été reconnue. Déjà en 1693 un chemin
muletier avait été tracé sur le col (2783m).
Le Gouverneur militaire de Lyon ,dont dépendait Embrun, le Général baron Berge
était spécialiste des routes de montagne.
Les travaux de construction de la route de Crévoux à la Condamine ont duré dix
ans : ils étaient effectués par les chasseurs alpins aidés de travailleurs
civils. Le tunnel, d'une longueur de 468 m et à 195m au-dessous du sol, est en
partie voûtée et est fermé par des grandes portes pour éviter l'accumulation de
la neige en hiver. La route a été améliorée avant la seconde guerre mondiale
par des travailleurs espagnols (réfugiés républicains).Elle a perdu son
importance militaire.
Actuellement, elle est utilisée en hiver par les skieurs et en été par des
automobilistes courageux, car la chaussée est en mauvais état.
"Extraits de la publication de M. Vandenhove, SAGA de l'Embrunais.
 La
cabane des Espagnols
Une cabane des espagnols » à Crévoux, à huit cent kilomètres de la frontière.
La guerre d'Espagne
Février 1936, les républicains gagnent les élections, la droite monarchiste et
nationaliste appelle à un soulèvement militaire. Des troubles secouent
l'Espagne. Le 18 Juillet 1936 éclate une guerre civile . Des réfugiés
républicains fuient l'avancée franquiste.
Entre le 27 Janvier et le 12 Février 1939, environ 500000 Espagnols civils et
militaires arrivent en France. Les réfugiés sont envoyés dans les camps. Une
cabane aux pieds du Parpaillon.
Aux pieds du col du Parpaillon, dans le hameau de la Chalp, un camp d'espagnols
a été installé au début de l'été 1939. Ils avaient été envoyés dans les
Hautes-Alpes en vue d'être employés pour l'entretien et la réfection de routes
présentant un intérêt militaire dont celle du col du Parpaillon.
Les réfugiés espagnols sont logés sous tentes, à proximité de l'auberge de
jeunesse de Crévoux qui servait d'infirmerie.
La « cabane des Espagnols » servait d'abri pour les outils du chantier.
L'auberge et l'abri se situaient en bas du col, pour se protéger des
températures peu clémentes et pour bénéficier de plus d'espace. Ces
travailleurs « volontaires »,
resteront enfermés, séparés de leur famille et sous bonne garde militaire. Ils
ont été employés à une série de travaux d'intérêt national.
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