Crévoux, le chef-lieu 
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Crévoux - Le Chef Lieu
Niché au cœur du massif du Parpaillon, à 1600 m d’altitude, Crévoux, un des plus anciens sites de glisse des Hautes-Alpes, a su conserver l’authenticité d’un village montagnard. Ces richesses constituent la mémoire vivante de ce village, composé de 4 hameaux : Champrond, Praveyral, La Chalp et Crévoux. "De toute la région, Crévoux est le village qui a su garder son visage d'antan. Reculé dans le fond de sa vallée, ici, les valeurs rurales sont fortes et vivantes. A l'heure du tourisme vert, Crévoux puise ses atouts dans son authenticité. Proche de la nature capricieuse et difficile, les habitants sauront vous faire toucher du doigt leur réalité quotidienne. Les amoureux de paysages enneigés tomberont sous le charme de cet l'endroit idéal pour se mettre entre parenthèses et pour oublier l'agitation des grandes stations. Dépaysement et tranquillité assurés !" (www.ot-embrun.fr). Cette station village bénéficie d’un cadre naturel incomparable ou traditions et savoir-faire sont encore vivants. Au détour des ruelles et des chemins, on sent cette âme qui anime le village et les rencontres avec les villageois ne manquent pas d’intérêt. Crévoux a su préserver et valoriser son patrimoine naturel et culturel.
Le Crévoux
Le Crévoux (le 1 juillet 2010)
Dédiée à saint Marcellin, premier évêque d'Embrun, l'église paroissiale de Crévoux est située à 1600 mètres d'altitude, la plus haute du canton. Elle est implantée au cœur du chef-lieu de la commune, sur un plateau qui domine et contrôle le passage dans la petite vallée. Face au parvis de l'église se serrent les fermes et les habitations du noyau originel de ce petit village de montagne. Construite au XIVe siècle, l'église a été entretenue et restaurée au cours du XVIIIe siècle et du XIXe siècle. Les façades principales de nombreuses églises de la vallée étaient couvertes de badigeons et rehaussées parfois de petits décors peints qui soulignaient certains détails architecturaux. Si ailleurs, bien souvent, les dégradations dues au temps et les transformations successives ont eu raison de ces ouvrages, ici, la cohérence du style et les décors peints extérieurs se sont maintenus au travers des âges. Les badigeons et les filets peints sont appliqués avec sobriété sur les surfaces les plus discrètes des façades ainsi que sur les modillonset les corniches du clocher. Des appareillages de pierres peintes sont simulés dans les ébrasements des baies du clocher et sous les éléments de toiture. Les deux chapelles latérales de l'église sont couvertes d'une voûte en briques en forme de dôme et l'ensemble est posé sur quatre pendentifs répartis aux angles des chapelles. Une petite corniche en plâtre ceinture la périphérie des deux couvrements. Ces voûtes en briques font suite à la transformation ou à la reconstruction d'un couvrement nouveau sur ces mêmes emplacements. L'église Saint Marcellin possède un grand nombre de bandes lombardes réparties de façon continue sur l'ensemble des élévations de la nef, des chapelles latérales et du chœur. L'extrémité de chacune de ces petites arcatures s'achève par la représentation sculptée d'une figure animale, humaine ou imaginaire. Ces sculptures forment des modillons de facture modeste, mais d'une rare qualité de conservation. L'ensemble des modillons, les petits décors peints et les badigeons confèrent à l'église une belle unité architecturale.
Couvert de petites ardoises issues d'une carrière locale, le clocher de l'église est exceptionnel dans l'Embrunais par la forme de sa toiture. Dans la haute vallée de la Durance, l'église du Casset (dans la commune du Monêtier-les-Bains) témoigne d'une même volonté de couvrir un clocher à l'aide d'une charpente en forme de bulbe , mais de tels exemples restent assez rares dans le département. Quant au clocher de l'église Saint-Jean sur la commune de Crots de même forme générale, il est entièrement réalisé à partir de pierres taillées en tuf. La fontaine
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