 Le col du parpaillon
"S'il est un col de légende c'est bien le Parpaillon ! Situé à la limite des
Alpes de Haute Provence et des Hautes Alpes, il culmine à 2637m sur une crête
séparant la vallée de la Durance et celle de l'Ubaye. Ce col a été ouvert par
les troupes du Génie Militaire comme beaucoup d'autres passages jalonnant la
Grande Traversée des Alpes entre Thonon et Nice.
La "chance" du Parpaillon, c'est de s'être trouvé en concurrence avec le col
de Vars qui permettait de relier les mêmes vallées mais à une altitude
inférieure de 500m, lorsque le goudron a fait son apparition, c'est tout
naturellement le col de Vars qui en a été gratifié ! Le col du Parpaillon est
donc un des derniers témoins de ce que pouvait être un grand col alpin avant
l'ère de l'automobile et du goudron.
Aujourd'hui encore, le Parpaillon attire tous ceux qui désirent retrouver une
montagne intacte, pure, sauvage pour s'y glisser comme un invité. Le versant Sud
offre depuis Condamine-Châtelard une dénivellation d'environ 1400m sur 18km.
Seuls les 6 premiers kilomètres sont goudronnés, le reste est constitué d'une
bonne piste RI qui s'élève d'abord sous les mélèzes, puis débouche dans un large
vallon où se niche la "cabane du Grand Parpaillon" à 2031m d'altitude. Là
s'impose une ambiance de haute montagne: alpages, rochers, larges cônes
d'éboulis et absence totale d'occupation humaine. La piste s'élève grâce à de
majestueux lacets jusqu'au fameux tunnel sommital...
Un tunnel muni de portes en bois (parfois bloquées par la neige si on est
arrivé là trop tôt en saison! Un tunnel bien noir et glacé que l'on franchit les
yeux fixés sur le minuscule trou de lumière de la sortie, ce qui permet de
patauger dans quelques flaques obscures tout en poussant son vélo... Les
puristes pourront franchir le 'Vrai" col en s'engageant sur un sentier S3-4 qui
passe la crête au dessus du tunnel à l'altitude de 2780m environ. La vue y est
magnifique." M.René Poty
 Le tunnel du Parpaillon
"C'est au pied du massif principal du Grand lombard ou Grand Parpaillon
(2990rn) qu'a été creusé de 1891à 1898 le tunnel du Parpaillon à une altitude de
2644m.
Depuis longtemps la nécessité d'une voie de communication reliant les
garnisons d'Embrun et de Barcelonnette avait été reconnue. Déjà en 1693 un
chemin muletier avait été tracé sur le col (2783m).
Le Gouverneur militaire de Lyon ,dont dépendait Embrun, le Général baron
Berge était spécialiste des routes de montagne.
Les travaux de construction de la route de Crévoux à la Condamine ont duré
dix ans : ils étaient effectués par les chasseurs alpins aidés de travailleurs
civils. Le tunnel, d'une longueur de 468 m et à 195m au-dessous du sol, est en
partie voûtée et est fermé par des grandes portes pour éviter l'accumulation de
la neige en hiver. La route a été améliorée avant la seconde guerre mondiale par
des travailleurs espagnols (réfugiés républicains).Elle a perdu son importance
militaire.
Actuellement, elle est utilisée en hiver par les skieurs et en été par des
automobilistes courageux, car la chaussée est en mauvais état.
"Extraits de la publication de M. Vandenhove, SAGA de l'Embrunais.
 La cabane des Espagnols Une cabane des espagnols » à Crévoux, à huit cent kilomètres de la frontière.
La guerre d'Espagne Février 1936, les républicains gagnent les
élections, la droite monarchiste et nationaliste appelle à un soulèvement
militaire. Des troubles secouent l'Espagne. Le 18 Juillet 1936 éclate une guerre
civile . Des réfugiés républicains fuient l'avancée franquiste.
Entre le 27 Janvier et le 12 Février 1939, environ 500000 Espagnols civils et
militaires arrivent en France. Les réfugiés sont envoyés dans les camps. Une
cabane aux pieds du Parpaillon.
Aux pieds du col du Parpaillon, dans le hameau de la Chalp, un camp
d'espagnols a été installé au début de l'été 1939. Ils avaient été envoyés dans
les Hautes-Alpes en vue d'être employés pour l'entretien et la réfection de
routes présentant un intérêt militaire dont celle du col du Parpaillon.
Les réfugiés espagnols sont logés sous tentes, à proximité de l'auberge de
jeunesse de Crévoux qui servait d'infirmerie.
La « cabane des Espagnols » servait d'abri pour les outils du chantier.
L'auberge et l'abri se situaient en bas du col, pour se protéger des
températures peu clémentes et pour bénéficier de plus d'espace. Ces travailleurs
« volontaires », resteront enfermés, séparés de leur famille et sous
bonne garde militaire. Ils ont été employés à une série de travaux d'intérêt
national.
 Les Celliers
Pour les gens de Crévoux, à 1600 mètres d’altitude, il n’est pas
possible de cultiver la vigne. C’est à Saint André, qu’à la suite d’un
privilège accordé au XIII ème siècle par l’Archevêque d’Embrun, Henry de Suze,
moyennant un dixième de la récolte, ils ont planté leurs vignes et ont bâti
leurs celliers enterrés, à l'origine. Les Crévolins descendaient souvent à
pied, parfois accompagnés d’une mule, jusqu’à ces petites bâtisses
regroupées près de leurs vignes en un hameau plein de charme qui surplombe la vallée
de la Durance. Ils ont leur matériel et peuvent y dormir. C’était une animation
saisonnière aux Celliers. Aujourd’hui il reste moins de dix familles qui
descendent de Crévoux au printemps pour préparer, tailler, traiter la vigne, à
l’automne pour vendanger, fouler le raisin, soutirer le vin nouveau, distiller
la rache et faire un peu d’eau de vie. Les vignes n’ont guère changé, beaucoup,
hélas, ne sont plus entretenues. Cependant, quelques unes, aujourd’hui sont
replantées. Les gestes des fils restent les mêmes que ceux de leurs ancêtres et
la tradition est maintenue.
 Les ardoisières
Origine de l'information : René Fâche, ancien ardoisier, le dernier selon toute
vraisemblance, puisqu'il arrêta son activité en 1953. L'approche est très
facile : parvenu au hameau de Praveyral, il convient de prendre un sentier qui
démarre contre les dernières maisons, pendant 15 mn le sentier s'élève
rapidement et régulièrement, très raide, dans la "caillasse", pour atteindre
une plate-forme étroite qui marque le début d'une série de dix ardoisières
serrées les unes contre les autres. A l'entrée de certaines galeries se
trouvent encore en assez grand nombre des ardoises neuves, qui attendent depuis
plus de quarante ans d'être descendues. Le stock d'ardoises qui attendent
depuis quarante ans, sont régulièrement agressées par des chutes de pierres et
des éboulements qui les recouvrent lentement. Le schiste est ici très noir et
brillant, assez homogène. Les failles naturelles sont garnies d'argile grise.
C'est elle que les anciens commençaient à enlever pour faciliter le basculement
des blocs qu'ils souhaitaient extraire. La granulométrie est plus fine et
régulière, ce qui facilite la séparation en feuille mince. L'ardoise de Crévoux
avait la réputation de durer très longtemps : plus de cent ans. Toujours est-il
qu'il reste de nombreux toits encore recouverts de ce matériau. Ils pourraient
l'être encore longtemps, pourvu qu'un couvreur en change les éléments cassés ou
gélifiés.
 Le château
Le château a existé, tout le monde en parle mais il n'en reste plus rien. Le dôme sur lequel il devait être installé sert maintenant pour les antennes de communications.
En cartes postales
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